La Municipalité régionale de comté de D’Autray tire son nom de Jacques Bourdon d’Autray (1652-1688), officier des troupes de la Marine, explorateur et seigneur. Il reçut de son père, Jean Bourdon, seigneur et ingénieur-arpenteur, la seigneurie d’Autray, connue aussi sous le nom de Lanoraie-d’Autray.

Source : Commission de toponymie. Noms et lieux du Québec, Les Publications du Québec, 1996, p. 163.

Au 16e siècle, le territoire de la MRC D’Autray est habité par divers peuples amérindiens. Des fouilles archéologiques qui ont eu lieu à Lanoraie dans les années 1930 ont permis de découvrir le premier établissement autochtone. En effet, Lanoraie a été construite sur un site de Wendats, une tribu iroquoienne. C’est d’ailleurs ceux-ci qui auraient accueilli Jacques Cartier en 1535. Les Iroquoiens ont quitté ces lieux autour de 1675.

Les colons ont commencé à explorer et habiter la région en s’établissant, dans un premier temps, le long du fleuve Saint-Laurent et dans les îles de Berthier, pavant la voie aux premières seigneuries : d’Autray, en 1637 (Lanoraie), et celles de Berthier, de Lavaltrie et de l’Île Dupas, en 1672.

Alors que la principale voie de transport était à cette époque le fleuve Saint-Laurent, l’augmentation de la population et le développement de la région entraînèrent la nécessité de construire des routes. Les colons construisirent des chemins de terre. De 1706 à 1737, sous le régime français, on construisit la plus vieille route en Amérique du Nord : Le Chemin du Roy. Considérant qu’une grande partie du territoire longe le fleuve Saint-Laurent, il est intéressant de noter que les deux plus vieilles voies de communication du Québec se retrouvent dans la MRC de D’Autray.

Par la suite, le développement de la région suit le cours des rivières vers l’arrière-pays. Ainsi, d’autres seigneuries et cantons sont fondés : Saint-Cuthbert (1765), Saint-Gabriel-de-Brandon (1825), Saint-Barthélemy (1827), Saint-Norbert (1849) et Saint-Charles-de-Mandeville (1894). Durant le siècle suivant, tout en demeurant très agricole, la MRC de D’Autray se distingue par le développement de différents types d’activités. Une croissance industrielle importante caractérise le pôle Berthier. L’essor du tourisme et de la villégiature distingue le pôle Brandon, aussi marqué par l’exploitation forestière dans sa partie nord. Enfin, mentionnons une forte concentration de la culture du tabac dans le pôle Lavaltrie-Lanoraie. C’est en 1981 que la MRC de D’Autray a été dûment constituée.

Source : Politique culturelle de la MRC de D’Autray

L’histoire de la MRC de D’Autray a façonné son territoire et la culture de ses habitants depuis les tout débuts de la colonisation. Les quinze municipalités qui la composent aujourd’hui offrent aux visiteurs un contact direct avec l’histoire, par la richesse de son patrimoine architectural, et par les différentes vocations qu’ont préservé les secteurs. Dans D’Autray, le milieu agricole avec ses pâturages et ses paysages bucoliques côtoient les forêts qui ont accueilli jadis trappeurs et défricheurs, tandis que les lieux de plaisance avec les plages, les lacs et les chutes ont fait la joie de générations de vacanciers. Bornée par le fleuve Saint-Laurent, la MRC de D’Autray est aussi traversée par la plus vieille route du Québec, le Chemin du Roy, qui permet une véritable découverte des charmes de la culture riveraine. Ici, le passé est garant de l’avenir, et le développement passe par la préservation de ce qui a marqué la culture d’autréenne.